On ne peut pas éliminer l'infini

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Nassim Harameim est intervenu au Congrès « Science et Applications informationnelles et Quantiques » d'Agde en mai 2011. Il avance que le proton, au cœur de l'atome... est un trou noir.

Miriam Gablier : Vous êtes un autodidacte, comment avez vous fait votre entrée dans le monde de la physique ?

Nassim Haramein : J'ai abandonné l'école à l'âge de 16 ans. Donc je suis un « drop out » ! (rire) Mais avec ma connexion avec la nature, j'ai eu l'intuition qu'il y a une organisation à la base de la réalité qui n'est pas perçue. J'ai alors étudié la physique passionnément, pendant 10 ans. Et comme je n'étais pas dans un contexte académique, je ne perdais pas de temps à apprendre des sujets inutiles. J'habitais dans un camping car et pendant une période de 5 ans, je n'ai fait que de la recherche et de la varap. C'était comme une soif profonde et je me sentais très clair. Par moment, je travaillais presque 20 heures par jour. Puis j'ai commencé à faire des découvertes, et j'ai cherché un moyen d'avoir des fonds. Quelqu'un, qui avait fait de la recherche sur la géométrie, a commencé à m'aider. Sa condition était que je participe aux congrès de physique et que je parle aux physiciens. Donc j'ai fait ça. Et j'ai rencontré des murs. Mais j'ai développé une certaine compassion pour la difficulté des chercheurs, qui ont passé presque 50 ans à penser d'une façon, à changer de point de vue ! (rire) Il faut voir qu'en fait, ma théorie élimine une bonne portion de la théorie quantique. Donc je ne suis pas toujours très populaire, même dans les milieux alternatifs où ils aiment la théorie quantique.

MG : Qu'avez vous découvert ?

NH : Tout d'abord, j'ai réalisé que les compréhensions qu'on a en physique n'ont pas de base pour expliquer la réalité. Si vous demandez d'où vient le monde, un curé va vous répondre : « C'est dieu qui l'a fait », et un physicien : « Ca vient du Big bang ». On a, à peu près le même niveau d'information. Ca ne dit rien. Et si on pose des questions fondamentales comme d'où vient la masse ? D'où vient l'énergie ? On n'a pas de réponse. Mais si on comprend d'où vient l'électricité, peut être qu'on peut créer de l'électricité sans avoir à détruire notre environnement ! Si on comprend d'où vient la masse, peut être qu'on peut créer des champs gravitationnels, parce que la masse créée la gravité. Et si on contrôle les champs gravitationnels, on peut voyager dans notre univers de façon un peu plus sophistiquée. On est dans une approche très masculine de la physique. Pour les voyages spatiaux, on construit des cylindres phalliques, avec une petite cabine en haut et beaucoup d'agents explosifs. Alors ça explose très fort pour aller pas très loin ! (rire) Et puis une autre chose d'étrange, c'est ce besoin de trouver « la » particule fondamentale. Ils ont investi 13 billions de dollars dans l'accélérateur à Genève pour ça. On veut un univers fini. On veut trouver l'élément le plus petit et l'élément le plus grand, sans qu'il n'y ait plus rien après. Mais, on peut voir très simplement en géométrie qu'on peut continuer à diviser un espace à l'infini.

MG : C'est intéressant cette notion d'infini omniprésent.

NH : Oui, ma théorie est basée sur le concept qu'on ne peut pas éliminer l'infini. Si on regarde un point, disons, un atome, on peut trouver un point subatomique, puis un point sub-sub atomique et un point sub-sub-sub atomique... Tous les concepts spirituels sont basés sur la notion d'infini. Il vaut mieux alors comprendre la structure de la division plutôt que d'essayer de trouver une division finale. Et si l'univers peut être divisé à l'infini ça veut dire que chaque point est un trou noir et que chaque point a une infinité d'information. Et si il y a une infinité d'information, il y a une infinité de masse. Et donc la masse qu'on rencontre c'est une masse partielle parce qu'il y a toujours une infinité de masse à l'intérieur. L'univers est infini. Notre univers est dans un plus gros univers, qui est dans un plus gros univers et il faut lâcher le concept qu'on va trouver une fin à quelque chose, ou un début. Il faut comprendre la structure, la relation entre la limite de l'univers, avec la limite d'un quazar, avec la limite d'une galaxie, d'un système solaire, d'une planète, d'une cellule, d'un atome, qui sont tous en relation ensemble. Et on retrouve à chaque niveau les deux polarités entre l'infini et le contenant. Et je montre que les deux sont compatibles, la limite et l'infini, que l'un demande l'autre et vice versa.

MG : Il y aurait donc un montant infini d'énergie dans l'univers ?

NH : Si ce que je dis est vrai, ça veut dire que toute l'information, tous les points dans l'univers et dans le multivers sont présents dans chaque point. Ca implique que chaque atome est une porte vers l'infini et qu'il est en contact avec tous les atomes de l'univers. Oui, ça veut dire qu'il y a un montant infini d'énergie. Et que c'est vraiment ridicule de dire : « Il n'y a pas assez d'énergie, il faut qu'on se batte pour l'avoir. » J'ai fais des expérimentations qui soutiennent l'idée que l'hyperespace contient de l'énergie, qu'on peut obtenir cette énergie et qu'on peut contrôler les champs gravitationnel. On pourrait passer d'une civilisation qui pense qu'il y a un manque d'énergie à une civilisation qui réalise qu'il y a de l'énergie partout et de sérieux montant d'énergie ! L'univers est abondant, pas déficient. Et une fois qu'on a le contrôle sur la gravité, on peut explorer l'univers.

MG : Vous avez reçu un prix...

NH : Le dernier papier scientifique que j'ai publié prouve mathématiquement que le proton, le nucléide d'un atome, est un trou noir. Ce papier a gagné une médaille, « best paper award », à CASYS en Belgique (Computing Anticipatory Systems) dans la section de physique. Ca a fait beaucoup de bruit et je me suis aussi pris des tomates. Mais là, il y a un physicien russe qui vient de publier un papier, juste quelques mois après moi qui montre que l'électron est un trou noir aussi. Il a aussi gagné un prix pour son papier. On commence à développer une compréhension de l'atome comme un système de petites infinités qui orbitent les unes avec les autres et qui créent notre monde.

 

Interview de Nassim Haramein par Miriam Gablier, journaliste.

 

 

Commentaires   

0 #2 Darmon Georges 22-05-2012 10:52
:-) Bonjour, Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'avance Nassim Haramein. J'en ai pris conscience en 1984, après une montée de kundalini(avec yoga)en faisant mes premiers dessins de grilles découvertes à ce moment là - aujourd'hui liés à des recherches encore plus approfondies. J'ai eu la chance d'avoir eu l'intuition d'ajouter des demis cercles périphériques et des arcs de tous les diamètres aux grilles géométriques que je faisais alors. Voir "Harmonie des structures géométriques : les tracés de lumières sur mon site http://www.franc-maconnerie-alchimie.com/
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0 #1 Eric Pichelingat 04-05-2012 11:29
Vraiment passionnant ! A mettre en relation avec la notion du temps cyclique des grecs qui fut détrônée par les chrétiens pour être remplacée par le temps historique qui conduit à une fin apocalyptique (fatalité de la crise économique, de l'épuisement des ressources...) En fait, j'ai plutôt la sensation très nette depuis toujours qu'à chaque instant nous venons du futur et nous dirigeons vers le passé. La tomate de celles qui ont été jetées à Nassim Haramein, pour être rouge ne fait que rejeter à chaque instant les ondes rouges du spectre lumineux, absorbant pour exister toutes les autres. Et on dit qu'elle est rouge... Et si elle se contentait de rougir infiniment pour être !
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